1 nov. 2026

Des parents, des enfants.

 

Un couple se sépare.

C’est de plus en plus fréquent hélas.

Ils ont eu un ou des enfants ensemble.

Que vont-ils faire pour les enfants :

-        Trouver une solution de garde en bonne intelligence, la solution qui soit la plus adaptée aux parents et surtout aux enfants ?

-        Se servir des enfants comme monnaie de chantage pour faire passer leurs intérêts avant ceux de ces enfants ?

La première solution est idéale, elle existe, il en existe de nombreux exemple.

Des enfants qui ont grandi en se sentant aimés des deux côtés, qui savent qu’en cas de problème leurs parents, même séparés, pourront trouver une solution au problème. Des enfants qui, certes, auraient préféré grandir avec leurs deux parents, mais qui s’adaptent à ce que l’on pense le meilleur pour eux, le principal étant de savoir que leurs parents les aiment.

La deuxième solution est hélas fréquente. L’aigreur de la séparation, savoir peut-être que l’on a été remplacé, avoir l’impression d’avoir été lésé, lésé d’amour, lésé de biens matériels.

On peut en vouloir à celui qui nous a quitté ou que l’on quitte, ne pas forcément se remettre en question sur qui a amené à ce résultat.

Et on peut garder ses aigreurs pour soi, faire en sorte que les enfants ne ressentent pas trop d’amertume entre leurs parents. Ou se servir des enfants comme instruments de vengeance. Des enfants qui n’ont pas demandé à venir au monde, qui n’ont pas demandé de ne pas grandir au milieu de parents unis, mais qui subissent une situation qu’on leur impose.

C’est tellement malléable un enfant, on peut si facilement lui faire du bien, on peut si facilement lui faire du mal. L’enfant a confiance en ses parents, il croit ses parents, il n’a pas encore la capacité de juger si l’un des deux ne cherche pas son bien en lui faisant du mal.

L’enfant croit qu’on l’aime, et dans 90% des cas, l’enfant est aimé de ses parents.

Et puis il y les cas où l’amour maternel, ou paternel, n’est pas au rendez-vous. Où l’enfant est plus un fardeau qu’une source de joie. Où l’on ne voit que ses mauvais côtés : il pleure, il demande de l’attention, il faut être présent pour lui, même quand on préfèrerait être ailleurs.

Alors on fait passer ses intérêts avant celui de l’enfant, sans mesurer les conséquences de ses actes, de ses paroles.

En règle générale, une fois que chacun des parents a trouvé son équilibre dans une nouvelle vie, a pu reconstruire quelque chose, cela s’apaise. L’enfant retrouve un équilibre au sein de ses « nouvelles familles ».

Et puis il y a les cas où la vengeance n’a pas de limite, ou l’aigreur ne s’adoucit jamais. Où l’on ne sait pas oublier, où l’on a besoin de faire sentir toujours sa présence auprès de celui que l’on a quitté il y a déjà un moment.

Et c’est par l’enfant que l’on reste présent auprès de l’autre, celui ou celle avec qui on ne vit plus depuis longtemps, mais qui a eu l’audace de retrouver du bonheur.

Et celui ou celle qui a permis à l’autre de retrouver le bonheur est « la personne à abattre », le rival ou la rivale, alors que l’amour est si loin. Mais reste un honneur bafoué, quand on fait passer son honneur avant d’autres choses.

Et là, on marque ses enfants pour la vie, en s’en servant de marionnettes qui diront ce qu’on veut leur faire dire. Et qui finalement croient ce qu’on leur fait dire. Croient que celui ou celle qu’ils ne voient plus est un horrible personnage, que son compagnon ou sa compagne est malfaisant.e.

A l’adolescence, au début de l’âge adulte, l’enfant cherche généralement à comprendre pourquoi il ne voit plus qu’une famille, la maternelle ou la paternelle. Il est pourtant fait du sang des deux, la moitié de ses gênes sont à un parent qu’il ne voit plus, que l’on a mis dans la case « malfaisant ».

Où il choisit la facilité. Finalement, il reste dans le camp qu’on lui a fait choisir. C’est sans doute plus confortable. Et s’il n’est pas bien dans sa peau, on peut trouver toutes les raisons à cela pour qu’il n’envisage pas que c’est ce manque qui est la cause du mal-être.

A partir de quel âge un enfant qui n’a pas été élevé par ses deux parents, ensemble ou séparément, peut-il envisager que son manque d’équilibre vient probablement de là ?

 

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